L’année 2011 est terminée. Une année chargée en événements de tous genres qui resteront à coup sûr gravé dans l’histoire. Petite rétrospective…
2011, l’année du changement
L’année a débuté avec de profonds bouleversements. L’immolation par le feu d’un commerçant en Tunisie est l’étincelle qui déclenche une vague de soulèvement dans les pays du Nord de l’Afrique. Tunisie, Egypte, Lybie, Yémen ou encore la Syrie, la résistance populaire n’épargnera que peu de pays sous contrôle dictatorial. Les résultats restent toutefois mitigés dans les pays nouvellement libres de leur destinée. La démocratie peine à se mettre en place en Egypte, la Lybie craint de revoir l’intégrisme religieux reprendre le pouvoir et les syriens continuent leur combat contre la répression menée par leurs dirigeants. Quoiqu’il advienne, je suis d’avis qu’il y a une leçon que nous devons tous retenir : le peuple est souverain et c’est lui qui doit choisir le chemin que soit suivre son pays.
Latente depuis plusieurs mois, voire même des années, la crise de la dette européenne explose au grand jour. Une mauvaise gestion des deniers publics, plusieurs plans de relance de l’économie et de sauvetage des banques ont mis des pays tels que la Grèce, l’Espagne, le Portugal et même l’Italie au bord du gouffre. Plusieurs économistes voyaient même la Grèce faire défaut avant la fin de l’année. Sans compter la dette américaine qui a atteint un niveau historiquement haut de plus de 15’000 milliards de dollars, ceci après un vote des chambres aboutissant sur l’augmentation du plafond de la dette, grandement aidé par l’incapacité des 2 camps d’aboutir sur un plan de réduction du déficit public (sic). Le prochain président aura du fil à retordre pour éviter le naufrage du paquebot presque encastré dans l’iceberg.
Effet négatif de cette crise pour la Suisse, la surévaluation du franc suisse. Les exportations battent de l’aile et contraignent le parlement a adopté un plan de mesures visant à atténuer les conséquences du taux de change surfait. Nous assisterons même à une intervention de la BNS pour fixer un cours plancher pour le franc suisse vis-à-vis de l’Euro.
Conséquence directe de la crise économique et financière, le mouvement des indignés, d’abord espagnols, puis internationaux, a éveillé les consciences occidentales. Pamphlet de quelques dizaines de pages, « Indignez-vous » de Stéphane Essel a inspiré plus d’un citoyen à travers le monde. Remettre en question le monde dans lequel nous vivons, là se trouve le principal objet de cet écrit. Bien qu’en phase d’essoufflement en cette fin d’année, le mouvement des indignés a le mérite de poser des questions qui peuvent nous aider à progresser : dans quel monde voulons-nous vivre? La finance n’a-t-elle pas été trop loin? Quel est le rôle de la politique? Je trouve néanmoins regrettable que le mouvement ne soit pas porteur de réelles propositions et de plus d’action, surtout en Suisse, pays dans lequel tout citoyen ou groupe peut faire valoir ses idées au travers des outils démocratiques que sont les partis ou le droit d’initiative.
La politique suisse, elle aussi a connu du changement. Contre toutes attentes (ou presque), les élections ont vu l’UDC perdre des sièges tant aux niveaux fédéral, que cantonal (élection complémentaire dans le canton de Vaud). Mais ce qui est notable, c’est la progression des nouveaux venus. Ceci résulte en un fractionnement des forces du centre. Contre toute attente, ceci peut être interprété comme une volonté du peuple suisse de conserver une stabilité pour les 4 ans à venir. Cette stabilité s’est d’ailleurs traduite dans le statu quo qui est ressorti de l’élection du Conseil fédéral, avec également l’entrée dans le cercle des 7 sages d’une personne consensuelle et sérieuse.
À noter par ailleurs les grandes décisions de l’année. Parmi celles-ci, je souhaite en souligner deux. La première est l’abandon du nucléaire pour 2034. Décision sûrement consécutive à la catastrophe de Fukushima, c’est tout de même un pas décisif qu’a pris le Conseil fédéral pour l’avenir énergétique helvétique. Reste à espérer qu’un plan de sortie clair et précis sera établi et que les efforts nécessaires seront fournis pour y parvenir. La deuxième est la décision du Conseil national de rayer les armes à sous-munitions de l’inventaire de l’armée nationale. Une fois de plus, c’est l’aspect humain qui prime et ceci ne peut être que vivement salué. Comme quoi il y a tout de même des bonnes nouvelles en 2011!
Qu’est-ce qui nous attend en 2012?
Il s’agira tout d’abord de savoir quel sera l’avenir de la zone euro. En effet, l’avenir économique de la Suisse dépendra étroitement de ce qu’il advient de l’Union européenne. La Grèce va-t-elle quitter l’union monétaire, une unification fiscale européenne va-t-elle voir le jour, les plans de rigueur suffiront-ils à sauver les pays en difficulté? Tous les scénarii restent ouverts et ces questions trouveront peut-être leur réponse. Quoiqu’il en soit la Suisse devra travailler pour s’adapter au mieux aux changements en Europe.
Les citoyennes et citoyens français et nord-américains seront appelés aux urnes pour choisir leur président(e) respectif. La confiance sera-t-elle renouvelée dans ces deux pays ou assisterons-nous à l’arrivée de nouvelles personnalités. Les paris restent ouverts…
Dans le canton de Vaud, la population sera appelée à décider de la composition du parlement et de l’exécutif cantonal. Le 11 mars, il s’agira de choisir l’avenir non seulement politique, mais aussi économique, social et environnemental. Les électeurs peuvent avoir confiance dans le PLR. Choisir le PLR, et votre serviteur, c’est assurer la santé financière du canton, accroitre les investissements dans les infrastructures, encourager la construction de logements et offrir une formation de qualité aux générations à venir.
En attendant de découvrir ce qui nous attend, je vous souhaite une excellente année 2012.
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Maxim Wuersch, membre du Comité JLRV

